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Interview – Avant le Grand Prix de Grande Bretagne

13 juillet 2017
Silverstone est l’un des circuits les plus rapides en Formule 1. Peux-tu décrire la sensation de vitesse que procure cette piste ?  C’est un circuit vraiment cool, surtout la partie rapide allant des virages Maggots, Beckets à Chapel. Quand vous avez une bonne adhérence, vous ressentez vraiment les G. Quand la voiture est équilibrée et stable, vous pouvez passer à fond et aller jusqu’à la limite. Sachant à quel point les voitures nouvelle génération sont rapides, à quoi t’attends-tu en terme de ressenti à Silverstone ? Je pense que ça va être l’un des circuits les plus excitants de l’année. Avec les nouvelles voitures, on va avoir beaucoup d’appuis aérodynamiques et de G dans les virages rapides. C’était déjà bien avec les anciennes voitures mais là on va passer à un autre niveau, j’ai hâte de voir ça. Est-ce que ce sera compliqué de dépasser à Silverstone ? Et si c’est possible, où ?  Il y’a plusieurs endroits où c’est possible. Dans les lignes droites et les virages très rapides, il y’a des opportunités si votre voiture est mieux équilibrée que celle de devant. Le long enchaînement de virages lents après les courbes 3 et 4 sont favorables aux dépassements également. Est-ce que c’est à Silverstone que tu peux rouler à fond le plus longtemps possible ?  Je pense qu’à Bakou on l’a été encore plus longtemps, mais Silverstone est aussi un circuit très rapide. Il faut beaucoup de puissance pour y réaliser un bon temps. Il y’a peu de lignes droites et assez peu d’endroits où dépasser, mais Silverstone demande surtout un bon grip dans les virages rapides. Comment fais-tu pour déterminer quand tu peux passer à fond ou pas ?  En fait, vous-vous en rendez-compte très vite quand vous avez tord. Mais il faut essayer. C’est aussi simple que ça. On avance petit à petit. Sur la plupart des circuits, la pôle position est cruciale. Mais c’est moins le cas à Silverstone, où le détenteur de la pôle ne s’est imposé que 5 fois lors des 19 dernières années. Silverstone se trouve au Royaume-Uni, et le temps là bas est connu pour être assez capricieux, la pluie s’invite souvent. Cela joue beaucoup. Et ça peut changer entre les qualifications et la course, mais aussi en cours de course. As-tu des souvenirs particuliers de ta carrière en junior à Silverstone ?  J’ai fait de bonnes courses ici. Je me rappelle en GP2 en 2009, j’ai fait la pôle position avec une grosse avance, c’était vraiment chouette. En F1 en 2012, j’ai eu un accident au 1er tour, ce qui m’a obligé à changer l’aileron avant. A-partir de là, j’ai roulé à fond tout au long de la course. Je me rappelle avoir doublé Jenson Button et Lewis Hamilton au niveau des virages Maggots et Becketts. J’ai fini sixième alors que j’étais dernier au 1er tour. C’était énorme ! Quelle est ta portion préférée du circuit de Silverstone ? L’enchaînement de virages très rapides Maggots, Becketts et Chapel. Décris-nous un tour à

Interview – Avant le Grand Prix d’Autriche

5 juillet 2017
Le Grand Prix d’Azerbaïdjan a été très frustrant pour toi, mais heureusement il y’a le GP d’Autriche qui arrive. Comment fais-tu pour remettre la machine en route ?  C’est important je pense d’avoir pu régler nos problèmes pour repartir du bon pied. Il y’a quand même eu des choses positives à retirer de Bakou, comme toujours. Et des négatives, bien sûr. Nous allons insister sur ce que nous pouvons améliorer et j’espère un meilleur résultat en Autriche. On a fait une bonne course l’an dernier. J’espère que la voiture marchera bien cette année. Quand les pilotes parlent de trouver le bon équilibre sur une voiture, il s’agit de l’équilibre aérodynamique, mécanique, des freins ou la combinaison des trois ?  C’est la combinaison des trois. On ne peut oublier aucune de ces données. L’équilibre aérodynamique et mécanique sont totalement liés, et celui des freins vient compléter le tout. Si l’un des trois éléments de cet équilibre est absent, qu’est-ce que ça donne et comment réagis-tu ?  Oui il y’a évidemment un effet boule de neige dans ce cas là. Quand vous perdez par exemple l’équilibre aérodynamique, vous compensez en mettant l’équilibre des freins vers l’arrière. Du coup l’équilibre mécanique sera d’avantage porté sur l’arrière. Mais l’avant de la voiture sera allégé et cela pourra engendrer des blocages de roues. C’est compliqué de trouver l’équilibre parfait. En Autriche démarre une tournée de cinq Grand Prix européens à la suite jusqu’en août. Est-ce une bonne chose de pouvoir garder ses habitudes avec un même vestiaire, les mêmes salons, la même salle de debriefing, etc. avec les camions de Haas F1 présents sur toutes les courses ? Oui c’est bien d’avoir toutes nos infrastructures à chacune de ces courses. Nous sommes bien équipés et tout est neuf. C’est appréciable qu’il y’ait peu de changements de ce côté là entre les Grand Prix. Tu es père de famille et ton foyer est à Genève. Que penses-tu du fait qu’il y’ait beaucoup moins de distance entre chaque Grand Prix, ce qui te permet d’avoir plus de temps chez toi ?  Nous avons beaucoup voyagé depuis le début de la saison. C’est bien d’être de retour sur les courses européennes. Vous pouvez arriver sur le circuit le jeudi matin et être à la maison à l’heure du dîner le dimanche, c’est super pour mes enfants. Cela nous laisse aussi plus de temps pour la préparation physique. Vous n’avez pas besoin de temps pour récupérer du décalage horaire et vous connaissez mieux la nourriture que vous allez manger. Cela nous aide vraiment à atteindre notre meilleur niveau. Avec des voyages moins intenses, est-ce que l’été des courses européennes te permet d’intensifier ton entraînement physique ou alors juste de retrouver une certaine routine ?  Nous allons l’accélérer maintenant. Quand on voyage et qu’on doit jongler avec les décalages horaires, c’est important de maintenir une routine d’entraînement. Nous avons d’avantage de temps maintenant que nous parcourons les circuits européens. Et puis le break de trois semaines cet été va nous permettre de travailler dur

Interview – Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan

20 juin 2017
Nous en sommes maintenant au tiers de la 2ème année de l’écurie Haas F1. Comment évalues-tu la saison et les évolutions de l’équipe à ce jour ?  Ce sont de bons débuts. Je pense qu’on a fait de gros progrès par rapport à l’année dernière. On est plus forts. Nous avons marqué d’avantage de points que l’an dernier. Il y’a toujours de nombreux axes où nous voulons et pouvons progresser. Je suis globalement très satisfait de la façon dont l’équipe évolue. Le Grand Prix du Canada a été un nouvel exemple montrant à quel point le milieu de tableau est serré cette année, avec des équipes séparées seulement de quelques dixièmes de secondes. Tout le monde parle de la bataille entre Ferrari et Mercedes, mais comment qualifies-tu la bataille du milieu entre Force India, Toro Rosso, Williams, Renault et Haas ?  C’est vraiment très excitant. Si on enlevait les 3 grosses équipes du haut de la grille et qu’on laissait le milieu de tableau, il y’aurait un vainqueur différent à chaque Grand Prix. L’écart entre la pôle position et la P2 au Canada a été bien plus grand qu’entre la P10 et la P17. Cela montre à quel point le milieu de grille est compact et que nous devons pouvoir tirer 100% de la voiture à chaque course. L’an dernier a eu lieu le tout 1er Grand Prix à Bakou, que vous n’avez pu préparer que sur simulateur. Comment peut-on comparer la préparation en simulateur et la réalité du circuit ? Et s’il n’y avait pas eu de simulateur, comment auriez-vous fait ? Les simulateurs sont d’une grande aide, mais ne seront jamais aussi réalistes que lorsqu’on conduit la voiture sur la piste. Surtout quand il s’agit d’un nouveau Grand Prix, le tracé du simulateur n’est jamais fidèle à 100%. Sans simulateur, la meilleure façon de préparer une course est de parcourir la piste à pied, puis de se faire une impression lors des 1ers tours. Bakou est devenu le circuit en ville le plus rapide de la F1 quand il a été inauguré l’an dernier. A quoi t’attends-tu cette année avec des voitures encore plus rapides ?  Ça va être très excitant. Je pense que certaines parties du circuit vont être très délicates avec des voitures plus larges, mais certains virages vont être vraiment agréables à passer. Je pense que ça va être un circuit vraiment cool à courir avec ces voitures, en freinant tard et en prenant les virages avec beaucoup de vitesse entre les murs. Pouvez-vous vous appuyer sur les données de l’an dernier à Bakou où les voitures sont-elles trop différentes ?  Je crois qu’il y’a toujours beaucoup de choses à retirer du passé, même si les voitures sont aujourd’hui différentes. On va regarder ce qu’on à fait l’an dernier, les paramétrages, et ce qu’on aurait pu mieux faire. Je pense qu’on a eu de bonnes idées et nous allons les appliquer en les adaptant. La plupart des premières fois sur de nouveaux circuits ont été délicates. A contrario,

Grand Prix du Canada – Débrief

12 juin 2017
Notre course était vraiment mal partie avec l’incident du premier tour. Nous avons du revoir notre stratégie et partir pour un long run de 69 tours avec les mêmes pneus. Avec les super tendres, ça a bien fonctionné même si nous avons manqué un peu de vitesse ensuite. Ce qui s’est passé au 1er tour est vraiment dommageable. Ce type de manœuvre est très dangereux. Heureusement, personne n’a été blessé et ma voiture n’a pas eu de dommage hormis l’aileron avant. En fin de course, nous avons eu un peu de chance et nous avons profité de l’abandon de Fernando (Alonso) pour prendre un point. C’est très bien pour l’équipe.
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