USGP 2018 – Interview

By Mark McClintock 11 mois ago
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Ce week-end, tu disputes le Grand Prix des États-Unis au sein d’une écurie américaine. Cela te procure-t-il une certaine fierté dans le paddock du Circuit des Amériques ?
C’est particulier. Comme en France, il y a un petit plus, quelque chose de spécial. C’est pareil à Austin. On s’attend à voir beaucoup de fans nous encourager et porter nos couleurs. C’est agréable de savoir qu’ils ne sont pas seulement là pour Lewis (Hamilton) ou Max (Verstappen), mais aussi pour Haas F1 Team.

Qu’as-tu pensé d’Austin la première fois que tu y as piloté ?
C’était très sympa et vraiment bien organisé. La ville est géniale avec de nombreux bars et concerts. Les gens étaient venus de tout le pays pour la course, c’était incroyable.

 En 2013, tu y as égalé le meilleur résultat de ta carrière (deuxième) en F1. Quels souvenirs en gardes-tu ?
C’était quelque chose au départ ! J’ai pris un très bon envol, mais les Red Bull étaient tellement plus rapides que nous… J’ai dû faire une cinquantaine de tours avec Mark Webber dans mes échappements. Il faisait tout ce qu’il pouvait pour me dépasser. C’était une course fantastique. J’avais bu un peu trop de champagne sur le podium et cela avait rendu la conférence de presse assez amusante !

 Le Circuit des Amériques est souvent dépeint comme celui offrant le plus d’opportunités de dépassement au calendrier. Est-ce exact, et si oui, en quoi Austin fait-il mieux que les autres dans ce domaine ?
Ce n’est pas si simple de doubler à Austin. L’énorme ligne droite opposée aide bien et on peut aussi tenter sa chance au freinage du premier virage, très large. D’un autre côté, cela reste compliqué de suivre quelqu’un dans le premier secteur et dans le très long virage à droite qui précède les deux derniers.

Raconte-nous un tour à Austin…
On commence par freiner sur la montée menant au premier virage. Il y a ensuite une section difficile en dévers dans le premier secteur. Cela peut être piégeux au niveau de la motricité. C’est très rapide, un peu comme à Silverstone, et l’on essaie d’y emmener beaucoup de vitesse.

Après cela, une épingle débouche sur la ligne droite opposée. Encore une fois, la traction est primordiale. Au bout, on retrouve un gros freinage et une portion assez serrée avec un double droite. On enchaîne avec une longue épingle à gauche où le freinage est assez délicat, puis une courbe à droite que l’on prend presque à fond en qualifications.

S’en suivent les deux derniers virages négociés à moyenne vitesse. C’est assez intéressant puisque l’on plonge dans le premier avant de remonter dans le second et de finir le tour.

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