Japonais GP 2018 – Interview

By Mark McClintock 12 mois ago
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Ce week-end, tu passes du billard de Sotchi à Suzuka, l’un des circuits les plus difficiles du calendrier. Qu’en penses-tu ?
Sotchi est atypique et ne figure pas parmi mes préférés. C’est tout le contraire pour Suzuka, où j’ai toujours hâte de me rendre. On se battra autant que possible pour marquer des points et essayer de prendre l’ascendant sur Renault.

Pourquoi Suzuka est-il ton circuit préféré ?
C’est dur d’expliquer précisément pourquoi. Je crois que cela vient du rythme, des virages et de la nature rapide du tracé. Ses nombreux bacs à gravier et ses sections étroites offrent aussi une part de risque.

Au Grand Prix du Japon 2013, tu as mené vingt-six tours à Suzuka avant de finir troisième. Quelle est ton analyse rétrospectivement ?
C’était génial. Je me souviens m’être dit de ne pas sortir comme toutes les télévisions du monde entier étaient braquées sur moi. J’ai adoré être en tête. Après la course, je suis allé à la gare et tous les fans étaient présents… C’était agité, mais inoubliable !

L’équilibre aérodynamique semble être difficile à trouver à Suzuka. Comment y remédier ?
C’est l’un de ces circuits où il faut beaucoup d’appuis et une excellente monoplace dans les courbes rapides, mais les virages lents restent assez importants. On doit être en confiance pour attaquer et titiller les limites dans les enchaînements du premier secteur assez piégeux. Ce n’est pas un tracé facile pour régler sa voiture…

Où peut-on dépasser à Suzuka ?
Certainement au premier virage avec le DRS. Il y a aussi un gros freinage à l’entrée de la dernière chicane, sans oublier l’épingle à mi-parcours où l’on peut tenter de faire les freins.

Peux-tu décrire l’ambiance à Suzuka et la ferveur des Japonais pour la F1 ?
Dès le jeudi, l’atmosphère est assez folle et les tribunes sont combles. Après la course, ils restent pour regarder les rediffusions du Grand Prix sur les écrans géants. C’est formidable de voir cette passion et autant de personnes encourager des équipes comme la nôtre.

Raconte-nous un tour de Suzuka…
L’entrée des deux premiers virages est très rapide et mène sur de longues courbes aux sorties délicates. Le premier secteur propose un enchaînement où l’on veut absolument garder une trajectoire parfaite avant de gravir le T7 et le T8, où tout se joue sur la traction. S’en suit un double-droite très rythmé avec un vibreur extérieur très piégeux entre les deux cordes. Après, on passe sous le pont avant le gros freinage de l’épingle. La traction est toujours importante en arrivant à Spoon. Ici, c’est la même chose qu’au T1 : une entrée très rapide, puis une descente vers une sortie cruciale puisque l’on entre dans la ligne droite opposée. Le reste est à plein régime jusqu’à l’énorme freinage pour aborder la dernière chicane, où il faut être attentif au moment de réaccélérer.

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  Interview
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