Belgique GP 2018 – Interview

By Mark McClintock 1 année ago
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Spa propose des lignes droites et des courbes rapides mêlées à une section étroite et sinueuse. Comment règles-tu ta voiture en fonction des caractéristiques de la piste ?
« On voit toujours des approches différentes à Spa. On priorise soit les secteurs 1 et 3, plus rythmés, soit le deuxième, plus riche en virages. Les deux sont assez efficaces, tout dépend donc de la manière dont on veut aborder la course. »

Décris-nous tes sensations au volant dans l’Eau Rouge et le Raidillon ? Peux-tu négocier cet enchaînement à fond ?
« Le premier tour où l’on passe à fond, on se sent mal ! C’est comme si l’on était sur une montagne russe tant ça monte et ça descend. On se demande même si l’on va faire cela toute la course… Mais dès qu’on l’a fait une fois, tout va bien et il n’y a plus qu’à savourer les g ! »

À quel point est-il important d’aborder l’Eau Rouge dans l’air propre pour profiter d’un maximum d’appuis ?
« C’est un virage où l’on ne veut absolument pas commettre d’erreur. Avoir le champ libre en qualifications est assurément une bonne chose. Cela dit, toute aspiration avant le T5 peut procurer un avantage énorme. Les deux philosophies ont donc leurs arguments. »

Ton dernier podium date du Grand Prix de Belgique 2015. Tu étais remonté du neuvième au troisième rang. Comment avais-tu fait pour gagner autant de places ?
« Cette année-là, nous avions une bonne voiture en Belgique. Je me suis qualifié quatrième, mais je me suis parti neuvième en raison d’une pénalité liée à la boîte de vitesses. Notre stratégie était bonne et nous avions bénéficié d’un timing favorable lors de l’intervention de la voiture de sécurité. J’ai réussi à dépasser quelques concurrents et à monter sur le podium. Honnêtement, c’était l’un de ces week-ends où tout se passe comme prévu. »

As-tu connu des moments forts de ta carrière en formules de promotion à Spa ?
« En 2011, j’y ai remporté le titre en GP2. Une année formidable ! »

Peux-tu nous raconter un tour à Spa ?
« On commence avec l’épingle de La Source, très lente. Il faut mettre l’accent sur la sortie pour attaquer l’Eau Rouge à plein régime et poursuivre jusqu’au T5, le premier droite-gauche, négocié en quatrième vitesse normalement. Le T7 est assez amusant, c’est rapide et en descente, avant le T8 et ses pièges au freinage.

Après le T9, on doit bien se placer sur la droite pour aborder la grande descente vers le double-gauche (T10 et T11), la courbe la plus rapide du circuit. On retrouve ensuite le deuxième droite-gauche, un pif paf un peu plus rythmé que le précédent (T5-T6).

Le double-droit qui suit est très important puisqu’il débouche sur la longue ligne droite opposée, et ce jusqu’à la chicane bus-stop. Après ce gros freinage, il y a un virage lent très piégeux au niveau de la sortie et de la traction. C’est extrêmement difficile, mais le temps est au rendez-vous quand on réussit cet enchaînement ! »

 

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